Washington : les prisonniers américains désormais privés de lecture

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C’est en toute discrétion que le Département de l’administration pénitentiaire de l’État de Washington (États-Unis) a adopté une nouvelle politique en mars 2019, visant à interdire le don de livres à des prisonniers via des organisations à but non lucratif. N’ayant pas été mise au courant, l’association Books to Prisoners, qui distribue des livres aux prisonniers depuis le début des années 1970, se dit « prêt à combattre » cette décision. Le Département assure pourtant avoir mis en ligne un communiqué sur leur site à ce propos.

Un sous-effectif dans les salles de courrier

L’une des raisons principales évoquées pour ce changement est le manque de personnel dans les salles de courrier. Avec un effectif restreint, il serait impossible de vérifier correctement le matériel envoyé aux prisonniers, qui pourrait cacher des produits de contrebande.

Par conséquent, cette nouvelle politique limite les livres acceptés par la Washington State Library (WSL), l’organisme gouvernemental chargé de distribuer des collections de livres dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques américains.

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Prix Hors les murs en Normandie

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5 bandes dessinées en lice pour le Prix Hors les murs 2019

Le Prix Hors les murs a pour originalité d’être décerné par un jury composé de personnes incarcérées en Normandie. Une première sélection a été annoncée le 25 février 2019, 5 bandes dessinées ont été retenues parmi les 12 bandes dessinées proposées par deux libraires normands :  Au Grand Nulle Part à Rouen et La Cour des Miracles à Caen.

Les partenaires du Prix Hors les murs se sont réunis lundi 25 février 2019 à Pont l’Evêque (Normandie) pour sélectionner les cinq BD en lice cette année.

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Toute prison a sa fenêtre. Bibliothèques de prisons, islam et laïcité

Toute prison a sa fenêtre. Bibliothèques de prisons, islam et laïcité, de Adèle Sini, Presses de Louvain, 2018.

Comment concilier la laïcité républicaine « à la française » avec l’existence de communautés religieuses de plus en plus visibles dans l’espace public ? Cette visibilité nouvelle pose de nombreuses questions dans une république qui s’est en grande partie construite sur l’idée qu’une séparation stricte des sphères privées et publiques en matière de religion est nécessaire à l’existence des libertés fondamentales de conscience et de culte. Dans ce débat, la place de la confession musulmane est particulièrement discutée et la question se pose avec acuité dans l’univers carcéral où la communauté musulmane est désormais très largement représentée.

Les bibliothèques de prison sont soumises à des contraintes spécifiques de temps et d’espace. Lieux d’éducation, d’information, de culture et d’échanges mais également lieux clos, difficilement accessibles et en prise avec de nombreuses difficultés humaines et économiques, ces bibliothèques sont des lieux à part. Les personnes qui les gèrent répondent avec plaisir à l’injonction qui leur est faite de faciliter l’instruction de leurs publics, d’aider ces populations caractérisées par un rapport compliqué aux livres et à la lecture ou encore de favoriser les échanges et l’insertion. Mais au-delà de ces missions traditionnelles, leurs tutelles semblent attendre de ces structures qu’elles fassent plus. Depuis 2012 et la vague d’attentats qui a endeuillé la France, la prison est vue comme un incubateur du terrorisme islamiste et sa bibliothèque comme un outil supplémentaire au service de ce qui fut un temps appelé la « déradicalisation ». Les bibliothèques de prison, acteurs périphériques d’une lutte anti-terroriste encore peu organisée,  voient bien malgré elles le périmètre supposé de leurs missions s’élargir.

Il est certain que ces structures incluses de droit dans les établissements de privation de liberté ont un rôle important à jouer. Mais il reste à définir lequel et à accompagner les personnes qui s’y consacrent.

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Journée d’étude : Droits culturels et publics empêchés le 15 octobre 2018

La journée d’étude organisée par la commission Hôpitaux/Prisons consacrée au thème : Quel accès au livre et à la lecture pour les publics empêchés ? et à la question des droits culturels pour ces publics s’est déroulée le mardi 15 octobre 2018 à l’hôpital Robert Debré (Paris).

Cette journée a réuni 70 personnes parmi lesquels nous avons pu rencontrer entre autre des bibliothécaires des territoires (médiathèques municipales et départementales), des étudiants, des personnes des hôpitaux et des ARS, des agents des collectivités et des services de l’état en charge de la Culture, des chercheurs, des enseignants, des militants du monde associatif et des agences régionales du livre …

La diversité des personnes présentes a pu refléter la richesse des partenariats qui se nouent autour de l’accès au livre et à la lecture dans les prisons et les hôpitaux.

Les interventions durant cette journée ont pu éveiller la curiosité des personnes présentes sur le thème des droits culturels notamment. La présentation d’actions menées par les bibliothécaires et les agences régionales du livre ont pu apporter des éléments précis sur la mise en oeuvre de ces partenariats et leur intérêt pour les personnes détenues et les personnes hospitalisées.

Enfin nous avons pu découvrir des bibliothèques d’hôpitaux via le témoignage des directrices des médiathèques de La Rochelle et de la bibliothèque de l’hôpital Robert Debré.

Merci à toutes les intervenantes et à tous les intervenants pour la qualité de leurs témoignages. Merci également à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris pour l’accueil impeccable !

Retrouvez ci dessous les photos de cette journée. Un compte rendu de la journée sera diffusé dans les semaines qui viennent sur le BBF.

En complément, nous vous proposons de découvrir le travail réalisé par le Pôle Lecture publique et Actions culturelles (Direction de la Jeunesse, de l’Education, de la Culture,du Sport et de la Vie Associative) du Territoire de Belfort. Ce Schéma de développement de l’action culturelle de proximité et de lecture publique du Territoire de Belfort 2017-2021 a été notamment réalisé au regard des droits culturels et vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant : https://www.territoiredebelfort.fr/sites/default/files/atoms/files/schema_lecture_publique-.pdf

Claude Poisenot

Claude Poissenot : Publics empêchés, publics éloignés, quelle définition ?

Jean Michel Lucas et Florence Bianchi

Jean-Michel Lucas et Florence Bianchi : La notion de droits culturels pour les publics empêchés

Maeva Dubosc et Delphine Henry

Delphine Henry et Maeva Dubosc : projets menés en prison à Chalons-en-Champagne par la bibliothèque de Chalons-en-Champagne et l’agence régionale du livre interbibly

Les bibliothèques municipales de Châlons-en-Champagne et les publics éloignés ou empêchés.

Les bibliothèques municipales de Châlons-en-Champagne ont mis en place plusieurs partenariats avec des structures accueillant des publics éloignés ou empêchés.

C’est ainsi que depuis 2002, une convention existe entre le réseau des bibliothèques et l’Etablissement Public de Santé Mentale de la Marne (EPSMM). Elle comporte plusieurs volets dont la possibilité pour les bibliothécaires de se déplacer dans une ou plusieurs unités pour proposer des animations (lectures, ateliers, etc.).

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L’atelier-discussion au sein de l’Unité pour Malades Difficiles (UMD) de l’hôpital s’est mis en place en 2012. Il existe  toujours aujourd’hui et constitue le socle de notre partenariat avec l’unité. C’est grâce aux liens solides établis entre nos deux structures à travers cette action que nous avons pu, par la suite, développer ce partenariat et coconstruire d’autres projets enrichissants.

Fonctionnement des ateliers-discussions :

Six fois par an, de septembre à juin, deux bibliothécaires se déplacent avec une ou deux malles de documents issus de nos collections pour échanger avec les patients et les encadrants sur une thématique. Ces ateliers durent près de 1h30 et environ 10 patients et 5 encadrants participent à la séance. A la fin de l’atelier, les patients peuvent, s’ils le souhaitent, emprunter des documents.

Les objectifs principaux de cette action :

Susciter le goût de la lecture pour les patients et leur ouvrir une fenêtre sur l’extérieur. L’adhésion des patients est très forte. Les bibliothécaires sont connus et attendus. L’interaction avec le public est au cœur de cette action.  

Choix des thématiques :

Elles sont souvent en lien avec le programme de l’action culturelle du réseau des bibliothèques municipales (le cirque, la bande dessinée, etc.) ou un évènement national (la fête du court métrage notamment). Le but est de favoriser le lien entre l’extérieur et l’intérieur de l’établissement. Les thèmes sont parfois liés à l’actualité, par exemple, les calendriers pour le nouvel an ou l’anniversaire de naissance ou de mort d’un artiste.

Cette action s’est améliorée au fur et à mesure grâce au fort investissement des professionnels de l’UMD. Avant l’atelier, chaque thématique est présentée aux référents de l’unité. Ces derniers sont disponibles pour répondre à nos questionnements afin d’adapter au mieux le contenu au public. Par ailleurs, depuis un an, les professionnels préparent en amont chaque thématique avec les patients, ce qui leur permet de contribuer à la construction de la séance. La continuité entre nos interventions et la vie de l’établissement est ainsi renforcée.

2018-2019 sera la 7e saison des ateliers-discussions !

Témoignage de Maéva Dubosc, coordinatrice des actions pour les publics éloignés et empêchés dans les bibliothèques municipales de la ville de Châlons-en-Champagne.

Maeva Dubosc sera présente pour la journée d’étude organisée le 15 octobre 2018 : Droits culturels et publics empéchés

Voyage dans les coulisses des rencontres en milieu carcéral — 68 PREMIERES FOIS

« Le volet prison, ça se passe comment ? Il y a quoi avant les merveilleux textes des auteurs ? Comment cela s’organise ? On aimerait en savoir plus… » Comment ne pas satisfaire de si jolies curiosités ? Voici donc un voyage dans les coulisses de ce volet plus discret mais non moins essentiel des 68 premières fois. 2016 […]

via Voyage dans les coulisses des rencontres en milieu carcéral — 68 PREMIERES FOIS

USA : Livres interdits en prison, les détenus devront payer pour lire

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Des prisonniers privés de livres ? L’administration pénitentiaire de Pennsylvanie prévoit d’interdire l’envoi d’ouvrages, sous prétexte qu’ils alimentent le trafic de drogue. Et dans le même temps, le Pennsylvania’s Department of Corrections entend vendre son service d’ebooks. Ouch.

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Le DOC est formel : les livres gratuitement envoyés aux prisonniers sont « une voie majeure pour la drogue » dans les prisons. Aussi, un système de contrôle sera mis en place, interdisant l’accès à des ouvrages papier, pour basculer vers un système entièrement numérique. Ce dernier est facturé 150 $ pour l’achat d’une tablette bas de gamme, et 3 $ chargés supplémentaires pour un ebook…

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