Séminaire Culture, justice et désistance

LA CULTURE DANS LES PROCESSUS DE SORTIE DE LA DÉLINQUANCE

24 SEPTEMBRE ET 1ER OCTOBRE ANGOULÊME (16) – PESSAC (33)

Un séminaire d’une journée, décliné sur deux sites différents, est proposé par la DRAC Nouvelle-Aquitaine, La DISP Sud-Ouest, la DIPJJ Sud-Ouest en partenariat avec ALCA.

La désistance est une notion relativement nouvelle en France.

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Le processus par lequel une personne sort de la délinquance. Cette sortie de la délinquance, qui s’inscrit dans une dynamique, résulte de la conjugaison de nombreux facteurs, endogènes et exogènes et caractérise un changement de vie profond et durable. Les études réalisées à ce jour éclairent ce phénomène dans ses différentes composantes et conduisent à modifier notre regard sur la criminalité.  – Alice Gaïa.

La suite des informations et le lien pour vous inscrire ici sur le site de l’ALCA

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Organisez une rencontre avec les auteurs de Symphonie Carcérale …

Vous souhaitez organiser une rencontre avec des auteurs de bande dessinée ?

À l’occasion du 65e  congrès de l’ABF, la commission ABF Hopitaux/prisons a eu l’occasion de rencontrer Romain DUTTER, scénariste de la bande dessinée documentaire, Symphonie Carcérale, petites et grandes histoires des concerts en prison (Éditions Steinkis, septembre 2018).

Celui-ci a participé à la Bibliothèque Vivante que nous organisions en collaboration avec les commissions Accessibib et Legotheque.

Il nous a fait part  de son envie (accompagné ou non par son dessinateur, BOUQÉd’intervenir au sein de nos structures respectives pour des rencontres/dédicaces, tables-rondes, ateliers ou formations (qu’il propose à destination des futurs intervenants souhaitant mettre en place un projet d’action culturelle en milieu carcéral).

Ses coordonnées si besoin :

Romain Dutter / 06 83 76 08 04 / romanodutter@yahoo.fr

Quelques informations complémentaires sur leur BD, Symphonie Carcérale :

SYNOPSIS / La musique adoucit les mœurs… surtout en prison ! Romain est derrière les barreaux depuis plus de dix ans… mais en sort tous les soirs. Coordinateur culturel au sein du Centre Pénitentiaire de Fresnes – l’un des plus grands et des plus connus du pays –, il nous raconte, dans ce témoignage plein d’humour mais sans concession, son combat quotidien pour permettre aux personnes détenues d’avoir accès à des activités culturelles. Notamment à des concerts. De son expérience en prison au Honduras avec le gang de la Mara Salvatrucha à celle qu’il poursuit désormais à Fresnes, du concert historique de Johnny Cash à Folsom en 1968 aux concerts qu’il organise aujourd’hui en détention, plongez dans cet univers méconnu en compagnie des artistes qui font résonner cette Symphonie carcérale et offrent des perspectives d’évasion… musicale bien entendu !

https://www.facebook.com/symphoniecarcerale

Symphonie Carcérale Bouque et Romain DutterCouv Symphonie Carcérale Bouque et Romain Dutter

Apprendre à se dire (en mots et en photos)

Extrait du site de L’Agence Régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur

Un atelier récits/photos vient de s’achever dans les prisons du Pontet et de Marseille : durant cinq semaines, quatre jeunes filles et quatre jeunes garçons se sont rencontrés – et racontés – sans se voir… comme en témoignent les textes et images de Bruno Le Dantec et Yohanne Lamoulère, réunis dans un livret.

photo Yohanne Lamoulère

Mis en œuvre par l’Agence régionale du Livre dans le cadre de son partenariat avec la Direction interregionale de la protection judiciaire de la jeunesse, cet atelier a été mené par la photographe Yohanne Lamoulère et l’écrivain Bruno Le Dantec. Ils se sont rendus alternativement dans les quartiers mineurs des prisons des Baumettes à Marseille (pour les filles) et du Pontet (pour les garçons).

Pour lire la suite de l’article et télécharger le livre, cliquez ici …

Washington : les prisonniers américains désormais privés de lecture

Article complet à retrouver sur ActuaLitté.com

C’est en toute discrétion que le Département de l’administration pénitentiaire de l’État de Washington (États-Unis) a adopté une nouvelle politique en mars 2019, visant à interdire le don de livres à des prisonniers via des organisations à but non lucratif. N’ayant pas été mise au courant, l’association Books to Prisoners, qui distribue des livres aux prisonniers depuis le début des années 1970, se dit « prêt à combattre » cette décision. Le Département assure pourtant avoir mis en ligne un communiqué sur leur site à ce propos.

Un sous-effectif dans les salles de courrier

L’une des raisons principales évoquées pour ce changement est le manque de personnel dans les salles de courrier. Avec un effectif restreint, il serait impossible de vérifier correctement le matériel envoyé aux prisonniers, qui pourrait cacher des produits de contrebande.

Par conséquent, cette nouvelle politique limite les livres acceptés par la Washington State Library (WSL), l’organisme gouvernemental chargé de distribuer des collections de livres dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques américains.

Découvrez la suite ICI

Prix Hors les murs en Normandie

Article à retrouver en intégralité sur Actualitté.com 

5 bandes dessinées en lice pour le Prix Hors les murs 2019

Le Prix Hors les murs a pour originalité d’être décerné par un jury composé de personnes incarcérées en Normandie. Une première sélection a été annoncée le 25 février 2019, 5 bandes dessinées ont été retenues parmi les 12 bandes dessinées proposées par deux libraires normands :  Au Grand Nulle Part à Rouen et La Cour des Miracles à Caen.

Les partenaires du Prix Hors les murs se sont réunis lundi 25 février 2019 à Pont l’Evêque (Normandie) pour sélectionner les cinq BD en lice cette année.

Retrouver la suite de cet article sur le site Actualitté.com

 

 

Toute prison a sa fenêtre. Bibliothèques de prisons, islam et laïcité

Toute prison a sa fenêtre. Bibliothèques de prisons, islam et laïcité, de Adèle Sini, Presses de Louvain, 2018.

Comment concilier la laïcité républicaine « à la française » avec l’existence de communautés religieuses de plus en plus visibles dans l’espace public ? Cette visibilité nouvelle pose de nombreuses questions dans une république qui s’est en grande partie construite sur l’idée qu’une séparation stricte des sphères privées et publiques en matière de religion est nécessaire à l’existence des libertés fondamentales de conscience et de culte. Dans ce débat, la place de la confession musulmane est particulièrement discutée et la question se pose avec acuité dans l’univers carcéral où la communauté musulmane est désormais très largement représentée.

Les bibliothèques de prison sont soumises à des contraintes spécifiques de temps et d’espace. Lieux d’éducation, d’information, de culture et d’échanges mais également lieux clos, difficilement accessibles et en prise avec de nombreuses difficultés humaines et économiques, ces bibliothèques sont des lieux à part. Les personnes qui les gèrent répondent avec plaisir à l’injonction qui leur est faite de faciliter l’instruction de leurs publics, d’aider ces populations caractérisées par un rapport compliqué aux livres et à la lecture ou encore de favoriser les échanges et l’insertion. Mais au-delà de ces missions traditionnelles, leurs tutelles semblent attendre de ces structures qu’elles fassent plus. Depuis 2012 et la vague d’attentats qui a endeuillé la France, la prison est vue comme un incubateur du terrorisme islamiste et sa bibliothèque comme un outil supplémentaire au service de ce qui fut un temps appelé la « déradicalisation ». Les bibliothèques de prison, acteurs périphériques d’une lutte anti-terroriste encore peu organisée,  voient bien malgré elles le périmètre supposé de leurs missions s’élargir.

Il est certain que ces structures incluses de droit dans les établissements de privation de liberté ont un rôle important à jouer. Mais il reste à définir lequel et à accompagner les personnes qui s’y consacrent.

Découvrez l’intégralité de ce texte Ici

Les bibliothèques municipales de Châlons-en-Champagne et les publics éloignés ou empêchés.

Les bibliothèques municipales de Châlons-en-Champagne ont mis en place plusieurs partenariats avec des structures accueillant des publics éloignés ou empêchés.

C’est ainsi que depuis 2002, une convention existe entre le réseau des bibliothèques et l’Etablissement Public de Santé Mentale de la Marne (EPSMM). Elle comporte plusieurs volets dont la possibilité pour les bibliothécaires de se déplacer dans une ou plusieurs unités pour proposer des animations (lectures, ateliers, etc.).

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L’atelier-discussion au sein de l’Unité pour Malades Difficiles (UMD) de l’hôpital s’est mis en place en 2012. Il existe  toujours aujourd’hui et constitue le socle de notre partenariat avec l’unité. C’est grâce aux liens solides établis entre nos deux structures à travers cette action que nous avons pu, par la suite, développer ce partenariat et coconstruire d’autres projets enrichissants.

Fonctionnement des ateliers-discussions :

Six fois par an, de septembre à juin, deux bibliothécaires se déplacent avec une ou deux malles de documents issus de nos collections pour échanger avec les patients et les encadrants sur une thématique. Ces ateliers durent près de 1h30 et environ 10 patients et 5 encadrants participent à la séance. A la fin de l’atelier, les patients peuvent, s’ils le souhaitent, emprunter des documents.

Les objectifs principaux de cette action :

Susciter le goût de la lecture pour les patients et leur ouvrir une fenêtre sur l’extérieur. L’adhésion des patients est très forte. Les bibliothécaires sont connus et attendus. L’interaction avec le public est au cœur de cette action.  

Choix des thématiques :

Elles sont souvent en lien avec le programme de l’action culturelle du réseau des bibliothèques municipales (le cirque, la bande dessinée, etc.) ou un évènement national (la fête du court métrage notamment). Le but est de favoriser le lien entre l’extérieur et l’intérieur de l’établissement. Les thèmes sont parfois liés à l’actualité, par exemple, les calendriers pour le nouvel an ou l’anniversaire de naissance ou de mort d’un artiste.

Cette action s’est améliorée au fur et à mesure grâce au fort investissement des professionnels de l’UMD. Avant l’atelier, chaque thématique est présentée aux référents de l’unité. Ces derniers sont disponibles pour répondre à nos questionnements afin d’adapter au mieux le contenu au public. Par ailleurs, depuis un an, les professionnels préparent en amont chaque thématique avec les patients, ce qui leur permet de contribuer à la construction de la séance. La continuité entre nos interventions et la vie de l’établissement est ainsi renforcée.

2018-2019 sera la 7e saison des ateliers-discussions !

Témoignage de Maéva Dubosc, coordinatrice des actions pour les publics éloignés et empêchés dans les bibliothèques municipales de la ville de Châlons-en-Champagne.

Maeva Dubosc sera présente pour la journée d’étude organisée le 15 octobre 2018 : Droits culturels et publics empéchés