LIRE C’EST VIVRE FÊTE SES 30 ANS !

Le 12 octobre 2017, l’association Lire c’est vivre fêtera ses 30 ans au Centre National du Livre.

Retour sur l’histoire de cette association et de son implication dans les bibliothèques de la maison d’arrêt de Fleury-Merogis.

Histoire :

Lire C’est Vivre, association loi 1901, a été créée en 1987 dans le cadre d’un protocole d’accord, initié par Robert Badinter, entre les Ministères de la Culture et de la Justice. Ce protocole décrit les modalités de la mise en place des bibliothèques en prison et d’accès de la population carcérale aux différentes formes de pratiques culturelles afin de lutter contre les exclusions.

En 1992 une circulaire définit plus précisément le fonctionnement des bibliothèques et le développement des pratiques culturelles dans les établissements pénitentiaires. Dans cette circulaire la bibliothèque est décrite comme un espace fondamental dont l’activité s’inscrit dans l’ensemble des dispositions socio-éducatives offertes aux détenus. En effet, les livres sont le premier moyen de faire rentrer la culture à l’intérieur de la prison.

Le droit donnant l’accès régulier à la bibliothèque se retrouve à l’article D-441-2 du Code de Procédure Pénale. 

Lire C’est Vivre a entrepris la création et la gestion des bibliothèques de la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis. Il fallait tout imaginer, créer, organiser : la « bibliothèque centrale » d’où rayonneraient les livres, puis les bibliothèques des bâtiments construites sur le modèle de petites bibliothèques municipales. Chaque bibliothèque serait gérée quotidiennement par des « auxiliaires bibliothécaires détenus », responsables de l’accueil, du prêt et du rangement.

Objectifs :

L’objectif fondamental de Lire C’est Vivre est la gestion des bibliothèques de la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis.

LIRE c’est, en effet, VIVRE !

L’accès aux livres permet à chacun de se situer, de se retrouver, d’imaginer, d’accéder à d’autres formes de pensée, nouvelles ou connues, parfois éloignées dans le temps ou dans l’espace.

L’enjeu de démocratisation culturelle est ici doublé par un objectif d’insertion ou de réinsertion. Le développement des pratiques culturelles est essentiel pour la structuration de l’individu et la connaissance de son environnement ; il contribue par sa diversité à provoquer un intérêt, un questionnement, il est au cœur des dispositifs d’insertion.

Les personnes incarcérées – hommes, femmes et mineurs – sont privées de  leur liberté. Elles sont aussi exclues de toutes les activités de la société. Dès lors, la culture est un facteur essentiel pour ne pas les couper totalement du monde extérieur et leur permettre de participer quand même à la vie de la cité. En effet, la lecture tient un rôle primordial pour l’insertion des détenus, elle favorise l’imaginaire, elle est une ouverture sur le monde, elle permet l’écoute, la découverte de l’autre, et le travail collectif…

Dans ce contexte, l’action culturelle en détention comme moment de sensibilisation et comme partie de la politique de réinsertion s’inscrit dans la durée. En effet, la lecture individuelle ou au sein d’un groupe et les échanges qui l’accompagnent modifient durablement le rapport aux autres.

Actions :

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– Animation de 10 bibliothèques (60 m² chacune) : mise à disposition de documents (livres, CD et périodiques) et actions de médiation culturelle (ateliers bandes dessinées, conte, écriture, rencontres d’écrivains, cercles de lecture, expos…)

On trouve 50 000 ouvrages au total pour un public potentiel de plus de 4000 personnes détenues (hommes et femmes). En 2016, 45% sont inscrits à la bibliothèque et environ 2500 ouvrages sont empruntés annuellement, dans chaque bibliothèque. (source : https://www.actualitte.com/article/monde-edition/trente-ans-de-lecture-en-prison/85028)

– Gestion quotidienne par 2 auxiliaires bibliothécaires détenus par bibliothèque recrutés et formés par l’association avec l’administration pénitentiaire.

Leurs tâches : le suivi des prêts, la tenue de la bibliothèque et des collections, le suivi de la fréquentation, mais aussi et surtout l’accueil, et le conseil des lecteurs

– Développement de projets autour de l’ouverture au monde, de la citoyenneté et de l’accès au droit: inscription aux listes électorales, maintien des liens familiaux

Formation d’auxiliaire de bibliothèque pour les auxiliaires de bibliothèque détenus et quelques participants détenus volontaires : au début avec le Cnam puis avec l’association des bibliothécaires de France (ABF)

Parmi ces activités, découvrez les ateliers d’écriture sur le site de la fondation La Poste 

Source : http://www.lirecestvivre.org/

Voir également un article sur Actua Litté  et la fiche sur le site Resolis.org.

Contact :

Association Lire C’est Vivre

Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis

7 Avenue des Peupliers

91700 Fleury-Mérogis

France

Tél: 01 69 72 30 45 ou 01 80 37 37 71

Fax: 01 80 37 37 65

Mail: lirecestvivre@wanadoo.fr

Site Internet : http://www.lirecestvivre.org/

 

 

 

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